Vendeuse privilégiée ?

Aujourd’hui j’ai voulu vous partager un article un peu particulier : mon expérience de vendeuse chez Comptoir des Cotonniers pendant les soldes durant le mois de janvier dernier.

Mon parcours professionnel est au ralenti depuis que j’ai obtenu mon master 2 en communication et marketing en 2012 (passés les stages, les CDD sont bizarrement beaucoup plus durs à obtenir, et je ne parle pas du CDI ahah…). Entre deux périodes de chômage, ou d’intérim qui touchent de près ou de loin à la communication, je tiens des postes de vendeuses, histoire de garder un pied dans la vie active, de m’occuper et accessoirement aussi de gagner des sous ahah ! L’été dernier j’avais travaillé un mois dans le Comptoir des Cotonniers de ma ville pour les soldes d’été. Et j’ai donc remis ça, cette année, pendant le mois de janvier.

vendeuse - comptoir des cotonniers - soldes

Quand on pense « vendeuse« , on pense : pliage, ramassage, debout, fringues, ramassage, bonjour, merci, pliage, au revoir, caisse, pliage, livraison, étiquettes, à bientôt, pliage et encore ramassage ! On s’imagine souvent la vendeuse travaillant dans les grandes boutiques comme Zara, H&M, Camaïeu, etc. où l’on se croirait plus dans une usine que dans une boutique de prêt à porter. Je n’ai jamais travaillé dans ces usines à gaz, mais des copines m’ont raconté leurs expériences et ça faisait des fois très peur (clients irrespectueux, heures sup’ non payés, extrême fatigue, mauvaise ambiance, etc.) !

A coté de ça, il y a les boutiques de banlieue, avec leurs clientèles de quartier, une clientèle d’habitués. J’habite Nogent Sur Marne, dans le Val De Marne, juste à coté de Vincennes et donc tout proche de Paris aussi, mais avec la tranquillité en plus. Le centre ville possède une jolie rue commerçante, où l’on retrouve des dizaines de boutiques plutôt haut de gamme, comme Carole, Zapa, IKKS, Maje, Sandro… et donc Comptoir des Cotonniers.

vendeuse - comptoir des cotonniers - soldes

Les avantages

  • La clientèle

Le positionnement de Comptoir des Cotonniers aidant (moyen-haut de gamme), la clientèle à laquelle j’ai eu affaire est polie. Rien que ce détail a égayé mon quotidien pendant ce mois de soldes. Les clientes me demandaient tout le temps si elles pouvaient déplier les vêtements qui étaient pliés sur des meubles, me demandaient l’autorisation d’aller dans les cabines, m’annonçaient d’elles-mêmes le nombre d’articles qu’elles prenaient avec en cabines, répondaient à mes dizaines de « bonjour/à bientôt » que je disais dans la journée, me remerciaient pour les conseils que je leur donnai, enfin la crème de la crème, des clientes en or ! Pour autant, étant d’un naturel plutôt avenant, et assez informel, je me suis retrouvée face à certaines clientes un peu « prout prout » qui m’ont mis mal à l’aise, mais finalement, à la fin de nos échanges, j’avais réussi à décoincer les plus fermées ! Bon ceci dit, ça n’empêchait pas non plus certaines de me regarder avec leurs airs supérieurs de néo-bourgeoises, mais elles ne représentaient qu’une petite minorité, thanks god !

  • Des économies… enfin presque !

A chaque fois que j’ai pu travaillé en tant que vendeuse dans une boutique de prêt à porter, ma fréquentation des centres commerciaux et des autres boutiques a immédiatement chuté ! En passant ma journée en boutique, je n’avais vraiment plus envie de faire du shopping, même sur mes jours de repos (j’ai préféré privilégier mon lit). Du coup, j’ai simplement fait les soldes de mon coté, sur une journée et c’est tout, et ma CB m’en remercie ! Bon, forcément j’ai craqué sur des articles Comptoir des Cotonniers à force de les voir toute la journée à prix réduits (voir ci-dessous)… alors je ne sais pas si j’ai fait tant d’économies que ça mais bon !

 26552

 comptoir des cotonniers vendeuse

26752

  • Régime

Travailler toute la journée debout, les allers retours dans la réserve pour récupérer les tailles des clientes, monter les escaliers de l’étage pour réapprovisionner les sacs en caisse, et récupérer des chaussures et des manteaux pour la boutique, c’est du sport. Et même pour une petite boutique de centre ville ! Curieuse de voir physiquement ce que donnait une journée type d’une vendeuse, je me suis amusée à porter mon bracelet connecté Jawbone UP2, qui est un un tracker d’activité. Encore une fois, je parle d’une journée de vendeuse dans une petite boutique de banlieue, les chiffres que je vais vous donner ne  doivent pas pas être sortis de ce contexte.

jawbone up - up2 - tracker d'activité - bracelet connecté

Une journée de vendeuse dans mon cas, c’est donc près de 9.500 pas, 1.830 calories dépensés et 7 km de parcourus dans la journée ! Dans le mois, c’est au final 2 kilos de moins sur la balance ! Des kilos perdus que j’ai peur de vite récupérer maintenant que je suis de retour au chômage…

  • La reine du calcul mentale

Avec les soldes je me suis transformée en machine à calculer humaine, et moi qui suis une quiche en calcul mental ça m’a fait le plus grand bien ! Je peux vous donner de tête, en une seconde, ce que donne 375€ – 50%, ou 125€ – 70%, je me surprenais moi-même ! Il est quand même fort Monsieur le cerveau.

vendeuse - comptoir des cotonniers - soldes

Les inconvénients

  • Les heures creuses

Mais qui dit petite boutique de banlieue, dit aussi fréquentation plus faible. Ça peut sonner comme un avantage, mais pas vraiment. Je dirai même que c’est l’inconvénient principal. En soit, ça n’a jamais été la course pendant ce mois de soldes, le rythme était assez tranquille en fait, voir des fois un poil trop lent : ba oui, il y a des des heures creuses pendant la journée dans les petites villes. Et quand c’est le cas, le temps est loooonnng. Et si en plus la météo est capricieuse, la boutique se transforme en no man’s land à nos plus grands désespoirs. Alors oui, vous allez me dire, il y a toujours quelque chose à faire dans une boutique de fringues, surtout pendant les soldes. Mais, croyez moi, quand vous avez remis en ordre tous les portants, ranger les étiquettes des prix, fais la poussière, terminer la livraison… vous prier pour qu’une cliente fasse enfin son arrivée ! Parce qu’il ne faut pas oublier un touuuuut petit détail : qu’il y ait du monde, ou personne, nous sommes debout toute la journée. Alors rester debout à faire les cents pas, piétiner sur place, il n’y a rien de pire ! C’est dans ces moments là que j’étais contente d’avoir une équipe adorable avec qui papoter.

vendeuse - comptoir des cotonniers - soldes

  • Les week-ends

Travailler le samedi c’est la base quand on est vendeuse, je m’en serai bien passer bien mais ce n’était pas vraiment possible, vous imaginez bien ! Et c’est sans compter pendant les soldes où certains dimanches sont aussi travaillés. Personnellement je n’ai travailler que le premier dimanche des soldes, et heureusement car je pense que maintenir une vie sociale quand on travaille tout le weekend relève du défis ! Oh et c’était déjà dure de se lever le samedi matin quand le chéri dormait encore profondément…

Anecdotes

Oh, et ce que j’ai adoré c’est certaines paroles d’enfants qui accompagnaient leur maman pendant les essayages les « Maman tu es très belle comme ça » ou au contraire les « Oh non prends pas ça c’est complètement démodé« , je suis censée enchainer comment moi en tant que vendeuse derrière ces mots sortis tout droit du cœur ? Et puis y’a les « Mais maman y’a le truc blanc sur le vêtement, ça va faire du bruit, tu peux pas l’essayer » trop choupinou ! Et la cliente qui discute avec toi, juste pour papoter, juste pour le plaisir, et qui te propose gentiment si tu veux un pain au chocolat pour prendre des forces pour L’après midi… j’adore !  Dans un genre différent, je crois que j’ai eu la cliente qui a enchainé le plus de questions possible en une minute : « Vous l’avez en 40 ce haut là ?« , « Il est soldé?« , « 30% c’est pas beaucoup quand même, vous pensez qu’il va baisser encore? » « Mais il taille comment ?« , « Vous croyez que je devrai l’essayer quand même ? », « Et vous allez en recevoir d’avantage?« , « Vous trouvez pas que ça me vieillit?« , « Et celui-ci vous l’avez dans ma taille ?« , etc. Elle m’avait achevé celle-ci ahah !

vendeuse - comptoir des cotonniers - soldes

Au final, pour conclure cet article (si vous avez eu le courage de me lire jusqu’ici), le mois de janvier est passé à vitesse grand V. Et non, toutes les vendeuses ne sont pas des serials vendeuses qui essaient de vous convaincre à tout prix que la taille 34 taille un peu grand chez nous et qu’elle irait parfaitement à votre 38.  C’est tout ce que je déteste en tant que cliente, alors je ne PEUX PAS tenir ce genre de discours en tant que vendeuse. Je ne me gênais pas pour dire que la couleur du top n’allais pas vraiment à une cliente, je l’orientais vers ce que je pensais être un coloris plus harmonieux pour son teint. De même pour les coupes de certaines robes : une cliente essayait une robe trop longue pour elle (elle ne devait pas dépasser le mètre 60), elle s’observe dans le miroir avec une petite moue boudeuse et me demande mon avis, je luis dis aussitôt que la longueur de sa robe a tendance à tasser sa silhouette et qu’il serait plus judicieux d’opter pour une longueur juste au-dessus du genoux. Coup de chance, la robe qu’elle essayait se déclinait aussi en jupe légèrement plus courte. Résultat elle l’a essayé, coup de cœur et elle est repartit avec ! Tout ça pour dire que l’humain est vraiment au cœur du fonctionnement de cette boutique Comptoir des Cotonniers (ce qui n’est pas le cas partout malheureusement), aussi bien entre nous, les vendeuses, qu’avec les clientes, et c’est ce que j’ai le plus apprécié.

Et vous, des anecdotes à partager sur le métier de vendeuse ?

Crédit photo couverture : Geoff Pugh/Telegraph

signature blog4

 

 

 

 


Instagram FacebookPinterestHellocotonVide dressing


Rendez-vous sur Hellocoton !

4 Commentaires

  • TANG Annie 5 février 2016 at

    Tu as eu de la chance d’avoir été avec une team d’enfer :-)

    Reply
  • Mademoisellevi 4 février 2016 at

    Ahah super chouette d’en apprendre plus sur le fait d’être vendeuse en boutique
    Moi j’ai été vendeuse en boulangerie et c’était pas tout à fait la même chose
    L’inconvénient majeur ? LE POIDS (difficile de résister aux croissants chauds du matin bien malheureusement ahah)
    Mais j’aimerais pas revenir en arrière
    Et surtout pas dans les vêtements
    Quand je vois comment certains clients se comportent notamment dans les usines à gaz j’me dis non, tu as donc eu de la chance sur ce point ;)

    Reply
    • Du style, Madame ! 4 février 2016 at

      Comme je le dis dans l’article, je n’ai jamais travaillé dans des grandes boutiques et dans des centres commerciaux où il y a un trafic non stop. Des amies, qui elles y ont travaillé m’ont décrit l’ambiance et c’est en effet pourquoi je parle de vendeuse privilégié dans certains cas. Je m’estime chanceuse d’avoir pu travailler dans ces conditions optimales et surtout avec une clientèle en or. :)

      Reply

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.